Gavroche Holmes et l’énigme de la Tesla vrombissante

La nuit froide est tombée, une bruine légère tombe. L’habitacle est toujours emplie de ce bruit de turbine. Mon processeur tourne à plein régime. En naviguant dans tous les menus et sous menus, je me remémore les articles, les forums sur ce type de phénomène. Mais rien ne vient, je ne comprends pas. Malgré cette petite chanson de la panne qui monte en moi, je force ma concentration et fait tourner mes méninges. L’expertise technique reprend le dessus et m’oriente vers le bruit de la pompe à chaleur, mais étant donné que tout le système de climatisation est coupé, ça ne colle pas et puis compte tenu du niveau sonore un bel article existerait déjà sur le sujet.

Après cinq bonnes minutes d’hésitation, je me résous à retourner au Tesla Center qui est seulement à quelques kilomètres. Je modifie l’itinéraire sur l’écran et reprend la route. Je n’ai pas fait 100 mètres que le silence revient. Je continue ma route et rallume tous les systèmes, mais toujours le silence. Plus de bruit, comme on dit chez nous « DNR » Défaut Non Reproduit », voilà ce que vont en conclure les gars de Tesla. Je décide de repartir en direction de mon domicile à 300 kilomètres environ avec un risque de panne. Je n’ai pas fait 500 mètres que le vrombissement repart crescendo. Je fulmine, je peste, et repart en direction de Tesla. Même phénomène, le silence revient. J’enrage, comment peut il y avoir un lien entre ma destination et ce phénomène. J’essaie deux nouveaux changement de direction rien n’y fait, le résultat est répétable et reproductible.

J’ai le processeur incandescent. Je rejoue théoriquement le scénario et quelque chose apparait. Mais c’est mince, très mince. Il me faut au moins une certitude pour trouver la cause racine. Je repars en direction du Tesla Center. On est samedi 30 décembre il est 19h passé, tout est encore allumé à la concession mais il semble n’y avoir personne. Je m’invite à monter les escaliers qui se trouve à droite de l’accueil et je tombe nez à nez avec un jeune homme sur le départ. Je lui expose mon problème de bruit, mais bien que sympathique, il cherche un moyen de se débarrasser rapidement, en me répondant que c’est normal, de ne pas m’inquiéter et que si le phénomène persiste de contacter la hotline technique via l’application. J’insiste malgré tout en lui demandant d’où peut provenir ce bruit. Il me répond « d’une pompe ». « De la pompe à chaleur ? » lui demandé-je, « oui un truc comme ça ». C’est maigre mais je dois faire avec.

Je reprends la route dans le même environnement sonore, j’ai perdu une heure mais je pense avoir résolu l’énigme de la Tesla vrombissante. Après une trentaine de kilomètres j’arrive au Supercharger, la conclusion est proche. La recharge effectuée je reprends ma route, sans un bruit.

Je me suis retrouvé dans ce que l’on appelle un « Worst Case » (Cas Pire), c’est à dire me direz-vous … . Afin de pouvoir accepter une charge à pleine puissance la batterie doit avoir une température d’environ 45°C, or la température extérieure était autour de 5°C. Lorsque j’ai planifié mon trajet de retour, une étape « Supercharger » a été intégrée par le logiciel. Le système démarre donc la pompe à chaleur pour le préchauffage de la batterie afin que l’étape de chargement se fasse à pleine puissance. Premièrement, dans notre cas la borne de recharge était très proche. La pompe à chaleur a donc tourné à pleine régime pour atteindre la température de chargement optimale. Deuxièmement, je roulais à faible allure en ville le niveau sonore de l’habitacle était très faible. Si on rajoute le fait que j’étais encore en mode lapin de 3 semaines et demi avec le triptyque Voiture Neuve / Électrique / Tesla … .

Soudain chemin faisant, je me rend compte que je n’ai payé pour la recharge …

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